Des jumelles à la maternité

«Déçue par une expérience antérieure, je me suis orientée vers un établissement de soins. Mais là encore je ne trouvais pas ce dont j’avais besoin. Les professionnels étaient très centrés sur le médical, enchaînant les patients, étant peu communicatifs/explicatifs, non rassurants, et donnant le sentiment d’une course à la rentabilité financière (fort dépassement d’honoraires). J’ai donc très rapidement pris la décision de m’orienter de nouveau vers un autre établissement.

 

Souffrant de troubles physiologiques altérant ma capacité à procréer, j’ai été orientée dans un établissement de grande taille, spécialisé.

Mon compagnon et moi-même, avons alors rencontré des professionnels ayant plus de considération, d’écoute, nous offrant plus d’explications à l’égard de ma problématique, mais nous étions peu à l’aise avec l’immensité des équipes et la grandeur des bâtiments. Nous étions mieux entendus, mais nous souffrions encore quelque peu d’un manque de considération et de reconnaissance de nos difficultés.

 

Passé ces difficultés, pour la naissance de notre premier enfant nous désirions donc une structure plus petite, à dimension plus humaine, nous permettant de trouver l’attention et la guidance dont nous avions besoin, avec des valeurs proches des nôtres (plus de respect de nos attentes/besoins, plus de considération, plus de naturel), et c’est ainsi que nous nous sommes orientés tout naturellement vers l’hôpital du Chinonais.

Nous en avions très succinctement entendu parler par une amie, et plus particulièrement de leur salle nature. En effet, je désirai accoucher sans péridurale, avec des aides naturelles pour respecter le rythme naturel de la naissance.

En outre, nous avions la volonté de vouloir faire fonctionner une petite structure de proximité.

 

Notre premier accouchement et mon suivi de couches s’est donc déroulé au centre Hospitalier du Chinonais et fut idéal (au-delà de nos espérances), de par l’écoute qui est laissée à chacun des parents qui peut exprimer ses souhaits et se les voir réaliser dans la mesure du possible (comme la présence de mon compagnon pendant la péridurale, ainsi que sa présence aux cotés de la sage-femme pendant mon accouchement et la possibilité de pratiquer certains gestes comme récupérer notre fils après le passage des épaules ou la coupure du cordon, …), de par la place et la considération qui sont laissées au père qui est vu comme l’égal de la mère, de par les conseils dispensés au plus près de ce qui est naturel et bon pour l’enfant (respect du rythme, adaptation à ses besoins, technique de réassurance comme le cocon, bain au 3ème jour de vie, soins les plus naturels possibles sans lingettes ni produits superflus, aide et accompagnement à l’allaitement maternel en douceur et au plus près des ressentis de la maman), de par le soutien et la disponibilité de l’équipe très bienveillante et enveloppante qui met tout en œuvre pour que nos premiers pas de parents se fassent en douceur avec assurance.

Nous avons gardé un fort bon souvenir de notre passage et nous n’avons eu de cesse d’y faire référence lors de nos discussions amicales, tendant à démontrer qu’un autre accouchement et accompagnement sont possibles.

Il était donc hors de question pour nous d’aller ailleurs pour notre second enfant ; mais lorsque ma grossesse a débuté ce n’était pas un, mais deux bouts de choux que nous attendions.
Je pensais donc que le centre hospitalier du Chinonais pourrait m’accompagner et m’accoucher, mais mon médecin – le Docteur BOISSINOT – m’a très rapidement informée de l’impossibilité de le faire ici pour des raisons de sécurité.

Ma déception fut forte et j’ai malgré tout continué régulièrement à émettre le souhait d’aller le plus loin possible avec l’équipe de Chinon.

Face à ma volonté, mon médecin a longuement discuté en équipe de la faisabilité de mon accouchement au sein du centre hospitalier de Chinon, mais ma grossesse gémellaire (et donc à risques) ainsi que la position en siège de l’une de mes jumelles n’a pas permis cela. Néanmoins, l’opportunité de me transférer rapidement après mon accouchement m’a été proposée.

 

J’ai donc pu continuer à être suivie jusqu’à mon 7ème mois et demi de grossesse par le docteur BOISSINOT qui assurait mes suivis mensuels et par le Docteur CAYROL qui travaille à la fois sur Chinon et à Bretonneau et qui réalisait l’ensemble de mes échographies (plus particulières et fréquentes que pour une grossesse unique).

Un important tuilage s’est progressivement élaboré vers la fin de ma grossesse entre les centres hospitaliers de CHINON et de TOURS, particulièrement avec le partenariat du Docteur POTIN.

 

J’ai donc accouché à Bretonneau, opérée par le Docteur CAYROL – là aussi une volonté exprimée de notre part, et proposée également par la praticienne elle-même.

J’ai réexprimé ma volonté d’être transférée au centre Hospitalier de CHINON le jour même de ma césarienne, dés que mon état le permettrait.

J’ai été rapatriée en ambulance privée le lendemain soir de mon opération, et ai pu avoir des suites de couches là encore des plus mémorables, de par le bain thalasso proposée à mes filles, avec toujours une place et une considération importante laissées au papa et un accompagnement au plus près de mes besoins et valeurs, notamment en matière d’allaitement maternel, qui dans le cadre de jumeaux n’est pas toujours aisé. L’équipe de CHINON a fortement soutenu et encouragé mon désir d’allaitement maternel exclusif de mes jumelles.
Je tiens à remercier vivement l’équipe de médecins, de sages-femmes, d’auxiliaires et d’aides-soignantes de CHINON pour le travail exercé quotidiennement avec passion, dynamisme, humanisme et respect, qui savent nous rassurer, nous réconforter, nous encourager et éveiller en nous l’adaptation nécessaire et naturelle à notre enfant, et qui nous permettent de rentrer chez nous des plus sereins et confiants, ce qui détermine selon moi le déroulement par la suite d’une parentalité des plus zen et garantir à notre enfant un début de vie des plus positifs.

 

Aujourd’hui au 17 novembre 2015, mes filles Tess et Théa ont 3 mois.

Je continue de les allaiter quasi exclusivement sans une trop grande fatigue. Elles ne prennent chacune qu’à peine 60ml de lait artificiel par jour en complément. Leur développement staturo-pondéral et psychomoteur est pleinement satisfaisant selon les propres mots du pédiatre.

Je continue d’être régulièrement suivie à CHINON, avec intérêt et considération pour ce que je suis et ce que je ressens en tant que femme et mère, sans oublier l’intérêt qui est porté à l’évolution de mes trois enfants.

 

En somme, une belle parentalité épanouie et sereine qui l’est en partie grâce à ce maillage de personnels et de rencontres. Merci CHINON ! »

 

Alexandra B.

 

Photo Alexandra Bucheron et sa famille

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